
Sabine
Sinjen.
Actrice
Née le 18 Août 1942 (Itzehoe,
Allemagne)
Décédée le 18 Mai 1995 (a 52
ans, d'un cancer).
Biographie
:
Issue d’une famille bourgeoise, son père
étant ingénieur, Sabine Sinjen vient au monde le 18
août 1942 à Itzehoe, petite ville du nord de
l’Allemagne. Après la seconde guerre mondiale, elle
grandit et étudie dans un pays ravagé par les
bombardements, mais très tôt, elle se découvre
une passion pour la comédie. Elle participe alors à
plusieurs spectacles scolaires et décroche quelques
rôles au théâtre et dans des émissions
pour enfants, notamment pour la chaîne de
télévision WDR (West Deutscher Rundfunk). Elle prend
aussi des cours d’art dramatique auprès de Else
Bongers, professeur réputé de
l’après-guerre.
En 1957, Sabine Sinjen est déjà une jeune artiste
réputée quand elle fait ses débuts devant la
caméra de Hans Quest dans «Die grosse chance» de
Josef von Báky. La même année, elle signe un
contrat d’exclusivité avec le producteur de
cinéma Artur Brauner. Celui-ci lui offre le rôle
d’Hannelore dans «Les frénétiques»,
une comédie dramatique qui fait d’elle une enfant
star. L’année suivante, elle apparaît au
générique de «Jeunes filles en
uniformes», un film sur l’univers d’un pensionnat
prussien de jeunes filles de bonne famille dont les vedettes sont
Romy Schneider et Lilli Palmer. Elle devient l’idole de toute
une génération d’adolescents en
interprétant les rôles titres dans
«Stefanie» (1958) avec Carlos Thompson et dans
«Marili» (1959) avec Paul Hubschmid.
Dans la première moitié des années
soixante, Sabine Sinjen enchaîne les premiers rôles
dans des comédies romantiques, dont un second volet des
aventures de Stefanie dans «Stefanie à Rio»
(1960) mis en scène par Curtis Bernhardt. Son joli minois
attire l’attention du cinéma français. Elle
incarne la jolie Duchesse Sophie dans «Napoléon II,
l’aiglon» (1961) de Claude Boissol, entourée
d’une distribution prestigieuse dont : Jean Marais, Georges
Marchal, Jean-Pierre Cassel et Bernard Verley. Puis elle est
Patricia, la fille de Jacques Dumesnil, dans «Les tontons flingueurs» (1963), le
cultissime film de Georges Lautner, où elle donne la
réplique à Lino Ventura, Bernard Blier, Francis
Blanche et Jean Lefebvre. En 1963, elle épouse le
réalisateur de télévision, Peter Beauvais (ils
divorceront en 1984).
Par la suite, Sabine Sinjen oriente sa carrière vers des
productions plus intimistes de la nouvelle vague allemande. Elle
tourne beaucoup pour le petit écran, souvent sous la
direction de son époux et devient
l’égérie de Ulrich Schamoni. Sa collaboration
avec Schamoni lui vaut un prix d’interprétation pour
«Es» en 1965 et le prix Ernst Lubitsch pour «Wir
– Zwei» en 1970. Au début des années
quatre-vingt, elle retrouve le plaisir des planches et se produit
dans plusieurs grands succès théâtraux.
En 1984, suite à de violents maux de tête, les
médecins découvre une tumeur cancéreuse
derrière son œil droit. Sabine Sinjen
s’éloigne alors progressivement des plateaux de
cinéma et entreprend de se consacrer à
l’écriture d’un livre de souvenirs. En 1994,
après un combat qu’elle pense gagné contre la
maladie, elle tourne dans «Von Frau zu Frau: Die
Sammlerin» un téléfilm de Peter Weck et
envisage un retour sur scène dans «Quartet» au
Théâtre d’Aix-la-Chapelle. Hélas, elle
perd la bataille contre le cancer. Elle meurt
prématurément à Berlin, le 18 mai 1995,
entourée par ses proches et son second mari: Günther
Huber. Elle avait cinquante-deux ans.
© Philippe PELLETIER
Source : CinéArtiste.
Filmographie
:
| 1957 |
Die grosse
chance – de Hans Quest avec Willi Rose
Les frénétiques ( die
frühreifen ) de Josef von Báky avec Christian
Doermer |
| 1958 |
L’ange
sale ( schmutziger engel ) de Alfred Vohrer avec Peter van
Eyck
Jeunes filles en uniformes ( mädchen
in uniform ) de Géza von Radványi avec Romy
Schneider
Stefanie – de Josef von Báky
avec Carlos Thompson |
| 1959 |
Marili –
de Josef von Báky avec Paul Hubschmid
Vieil Heidelberg ( alt Heidelberg ) de
Ernst Marischka avec Gert Froebe
Kein engel ist so rein – de
Wolfgang Becker avec Hans Albers |
| 1960 |
Le verre
d’eau ( das glas wasser ) de Helmut Käutner avec
Gustav Gründgens
Stéphanie à Rio ( Stefanie
in Rio ) de Curtis Bernhardt avec Françoise Rosay
Sabine und die hundert männer
– de Wilhelm Thiele avec Paul Hörbiger |
| 1961 |
Napoléon II,
l’aiglon – de Claude Boissol avec Jean
Marais
Im sechsten stock – de John Olden
avec Hans Leibelt |
| 1962 |
Die
försterchristel – de Franz Josef Gottlieb avec
Wolf Albach-Retty
Ferien vom ich – de Hans Grimm avec
Hans Holt |
| 1963 |
Les tontons flingueurs – de Georges
Lautner avec Lino Ventura
Les pirates du Mississippi ( die
flußpiraten vom Mississippi ) de Jürgen Roland avec
Horst Frank |
| 1964 |
Epouse-moi,
chéri ! ( heirate mich, cherie ) de Axel von Ambesser
avec Peter Weck |
| 1965 |
Es – de
Ulrich Schamoni avec Bruno Dietrich
Prix d’Or
du cinéma d’interprétation féminine aux
prix du cinéma germanique,
Allemagne |
| 1967 |
Alle jahre
wieder – de Ulrich Schamoni avec Johannes
Schaaf |
| 1970 |
Wir, zwei
– de Ulrich Schamoni avec Christoph Bantzer
Prix Ernst
Lubitsch aux prix Ernst Lubitsch de Berlin,
Allemagne |
| 1973 |
Am wege –
de Peter Beauvais avec Stephan Orlac |
| 1983 |
Die
schwärmer – de Hans Neuenfels avec Hermann
Treusch |
| 1985 |
Caspar David
Friedrich – Grenzen der zeit – de Peter Schamoni
avec Helmut Griem |
| 1991 |
Sarabande ( das
haus im ginster ) de Gottfried Junker avec Jürgen
Heinrich |
Source : CinéArtiste .
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