Accueil Date de création : 25/05/08 Dernière mise à jour : 27/07/08 20:10 / 35 articles publiés
 

Bernard Blier.  (Acteur[s].) posté le dimanche 15 juin 2008 10:54

acteur, bernard blier

  Bernard Blier

  Acteur français

   Né le 11 Janvier 1916 à Bueno Aires, Argentine

   Décédé le 29 Mars 1989 à Neuilly, France






© Collection Christophe L.

 

Biographie:

Bernard Blier, comédien français, né à Buenos Aires le 11 janvier 1916, sa famille résidant alors en Argentine où son père, biologiste à l'Institut Pasteur, était en mission. Etudes à Paris au lycée Condorcet puis cours d'art dramatique chez Julien Bertheau et Raymond Rouleau. Ce dernier le fait débuter à l'écran en 1937 dans TROIS, SIX, NEUF. Refusé trois fois au conservatoire Bernard Blier rencontre Louis Jouvet qui lui conseille de persévérer. Reçu au conservatoire il entre dans la classe de Jouvet. Toujours sur les conseils de Jouvet il fait du théâtre : "Mailloche ", " l'Amant de Paille"... Marcel Carné lui confie un rôle important dans HOTEL DU NORD. Il commence à s'imposer lorsque la guerre éclate. Mobilisé, prisonnier, il s'évade et revient à Paris où il retrouve plusieurs amis cinéastes dont Christian-Jaque. Il reprend le chemin des studios et refait du théâtre de façon régulière. En 1947, grâce à Clouzot QUAI DES ORFÈVRES et à Yves Allégret DÉDÉE D'ANVERS il devient un acteur de tout premier plan. MANÈGES (b) et enfin L'ÉCOLE BUISSONNIÈRE achèvent d'affirmer son talent. Bernard Blier après ses. remarquables compositions dans QUAI DES ORFÈVRES, MANÈGES, L'ÉCOLE BUISSONNIERE, est devenu un acteur fort sollicité aussi bien par le cinéma que par le théâtre. Son type d'homme le cantonne alors dans des emplois de maris trompés et d'amoureux bafoués. André Cayatte avec AVANT LE DÉLUGE et LE DOSSIER NOIR lui offre alors des rôles dramatiques marquants, rôles qui le font découvrir par les cinéastes italiens. Dès lors Bernard Blier va se partager entre la France et l'Italie. En 1959 il est l'une des vedettes de l'admirable film de Monicelli LA GRANDE GUERRE. Plus tard il déclarera : "C'est grâce à LA GRANDE GUERRE que les Italiens m'ont adopté comme l'un des leurs". C'est en effet l'Italie qui lui offre alors des emplois remarquables sous la direction - entre autres - de Lizzani, Visconti et Corbucci. Toujours dans les années 1959-1960 il tourne avec un jeune réalisateur français, Georges Lautner, dont il ne tarde pas à devenir la vedette fétiche. Depuis déjà quelques années Bernard Blier apparaît comme un comédien de tout premier plan au sein du cinéma français. En Italie il est également un acteur recherché. Dans ces deux pays il tourne régulièrement tout en ne délaissant pas le théâtre (en France). C'est alors que Bernard Blier, se souvenant des déclarations que lui fit - jadis - le grand Jouvet, déclare: " Parlant des répliques Jouvet avait raison quand il disait : C'est dans le superficiel qu'elles sont profondes () Toi tu commenceras ta carrière à cinquante ans, me répétait-il toujours. Il ajoutait : Prends ton temps. J'ai toujours suivi ses conseils. J'ai passé ma vie à observer les autres, en m'amusant des travers de chacun. " (Déclarations faites au Journal du Dimanche le 18 mai 1975). De Lizzani à Visconti, de Lautner à Audiard, de Pierre Richard à Robin Davis en passant par son fils Bertrand, Bernard Blier se souvient des leçons de Jouvet. CE CHER VICTOR en est une preuve flagrante. Très amaigri, à bout de forces mais chaleureux, souriant et bonhomme tel que l'écran l'avait si souvent révélé, Bernard Blier apparut pour la dernière fois en public le 4 mars 1989. sur la scène de l'Empire, lors de la cérémonie des Césars. Debout l'assistance ovationna longuement le comédien à qui Michel Serrault, larmes aux yeux, venait de remettre le César d'Honneur qui couronne sa prestigieuse carrière. Puis, avec sa modestie coutumière et après un ultime salut Bernard Blier disparut en coulisse. Quelques jours plus tard, le 29 mars, à Saint-Cloud, s'éteignait celui qui fut, durant un demi-siècle, le plus populaire des grands seconds rôles du cinéma français. Depuis ses débuts, en 1936, il n'avait pratiquement jamais cessé de travailler et venait après au moins 180 films, d'ajouter à sa filmographie un dernier titre, italien, dont la traduction pourrait être, avec quelle ironie. " Un éclat de vie " ! En novembre 1987, il avait d'ailleurs prévenu un journaliste qui l'interrogeait sur son éventuelle retraite : "Ah, non ! Si j'arrête, c'est que je suis mort ! " (" La revue du cinéma ", n°440). Bernard Blier avait tourné vingt-et-un longs métrages dans la dernière décennie de sa carrière, le plus souvent au-delà des frontières de l'Hexagone. Onze de ces films furent en effet dirigés par des cinéastes italiens - " les Italiens sont superstitieux et se sont mis dans l'idée que je portais bonheur, mais il y a des films que vous n'avez jamais vus ()grâce au ciel ! " (ibid) - et deux autres par le Polonais Wajda et le Yougoslave Petrovic. Quant aux cinéastes français, ils préférèrent exploiter de l'acteur sa rondeur bon enfant et sa verdeur rabelaisienne, lui confiant surtout ces rôles comiques où, d'ailleurs, il excellait: ainsi l'inénarrable émir Abdullah de PÉTROLE! PÉTROLE J.B. Cobb. le magnat de la production cinématographique (JE HAIS LES ACTEURS) et Alexi, le ministre soviétique que titillent les sirènes du capitalisme (TWIST AGAIN A MOSCOU); ou encore le vieux major homosexuel d'ADA DANS LA JUNGLE et le truculent Saltiel, le graveur sur marrons et os de poulet de MANGECLOUS. Le comédien est réservé sur le bien-fondé de cette image de bon vivant : "Le côté rabelaisien ne me ressemble pas du tout". (Ibid). Sans doute se sentait-il plus proche du gouverneur tsariste, défenseur de l'ordre établi, qu'il a interprété dans LES POSSÉDÉS et plus encore, du Staplin cauteleux et féroce acharné à la perte de Frank Poupart/ Patrick Dewaere (SÉRIE NOIRE) ou de cet inspecteur de police assassin créé pour lui dans BUFFETFROID par le cinéaste qui le connaît le mieux, Bertrand Blier, son fils. Quoi qu'il en soit de ses légitimes regrets -" _f aimerais créer un type d'emploi tenu avant par des gens comme Raimu ou Harry Baur. Je peux les jouer maintenant mais on ne les écrit pas. " (" Studio Magazine ", n' 26) - le fait que même la Télévision soviétique ait annoncé sa mort dit bien l'extraordinaire popularité, en France comme à l'étranger, d'un comédien qui ne manquait pas une occasion de rappeler: "Je n'ai jamais été une star ! " Sans doute est-ce la raison pour laquelle tant de spectateurs, de par le monde, l'ont reconnu et aimé comme un des leurs. En 1989, quelques mois après sa disparition, sa femme Annette Blier et Claude Dufresne, publièrent un livre de souvenirs intitulé, tout simplement " Bernard Blier " (Editions Solar).


Filmographie :


1937 - Gribouille

1937 - Le messager

1937 - La dame de Malacca

1937 - L'habit vert

1938 - Hôtel du Nord

1938 - Place de la Concorde

1938 - Double crime sur la ligne Maginot

1938 - Entrée des artistes

1938 - Altitude 3,200

1938 - Accord final

1939 - Le Jour se lève

1939 - Quartier latin

1939 - Nuit de décembre

1941 - L'Enfer des anges

1941 - Premier bal

1941 - L'Assassinat du Père Noël

1941 - Le Pavillon brûle

1942 - La Femme que j'ai le plus aimée

1942 - La Symphonie fantastique

1942 - Le Journal tombe à cinq heures

1942 - Romance à trois

1942 - La Nuit fantastique

1943 - Marie Martine

1943 - Domino

1943 - Je suis avec toi

1944 - Les Petites du quai aux fleurs

1945 - Farandole

1945 - Carmen

1945 - Seul dans la nuit

1945 - Monsieur Grégoire s'évade

1946 - Le Café du Cadran

1947 - Quai des Orfèvres

1947 - Dédée d'Anvers

1948 - L'École buissonnière

1948 - D'homme à hommes

1948 - Les Casse pieds

1949 - Retour à la vie

1949 - Monseigneur

1949 - Manèges

1950 - Les Anciens de Saint Loup

1950 - L'Invité du mardi

1950 - Souvenirs perdus

1950 - La Souricière

1951 - Sans laisser d'adresse

1951 - La Maison Bonnadieu

1952 - Agence matrimoniale

1952 - Je l'ai été trois fois

1953 - Suivez cet homme

1954 - Il Letto

1954 - Scènes de ménage

1955 - Les Dossier noir

1955 - Les Hussards

1955 - Revelación

1956 - Crime et châtiment

1957 - L'Homme à l'imperméable

1957 - Retour de manivelle

1957 - Quand la femme s'en mèle

1957 - Sans famille

1957 - Les Misérables

1958 - La Bonne tisane

1958 - L'École des cocottes

1958 - En légitime défense

1958 - Le Joueur

1958 - Les Grandes familles

1958 - La Chatte

1959 - Marie Octobre

1959 - Le Secret du Chevalier d'Éon

1959 - Les Yeux de l'amour

1959 - La Grande guerra

1959 - Archimède, le clochard

1960 - Marche ou crève

1960 - L'Ennemi dans l'ombre

1960 - Il Gobbo

1960 - Crimen

1960 - Arrêtez les tambours

1961 - Le Président

1961 - Vive Henri IV... vive l'amour!

1961 - Le Monocle noir

1961 - Le Cave se rebiffe

1961 - I Briganti italiani

1962 - Les Petits matins

1962 - Le Septième juré

1962 - Les Saintes nitouches

1962 - Pourquoi Paris?

1962 - Mathias Sandorf

1963 - I Compagni

1963 - Les Tontons flingueurs

1963 - Il Magnifico avventuriero

1963 - Germinal

1963 - Cent mille dollars au soleil

1963 - La Bonne soupe

1964 - La Chance et l'amour

1964 - Les Barbouzes

1964 - Il Magnifico cornuto

1964 - La Chasse à l'homme

1964 - Alta infedeltà

1965 - Casanova '70

1965 - Una Questione d'onore

1965 - Quand passent les faisans

1965 - Les Bons vivants

1966 - Le Grand restaurant

1966 - Duello nel mondo

1966 - Du mou dans la gâchette

1966 - Delitto quasi perfetto

1966 - Bel Ami 2000 oder Wie verführt man einen Playboy?

1967 - Un idiot à Paris

1967 - Lo Straniero

1967 - Si j'étais un espion

1967 - Peau d'espion

1967 - Le Fou du labo IV

1967 - Coplan sauve sa peau

1967 - Caroline chérie

1968 - Riusciranno i nostri eroi a ritrovare l'amico misteriosamente scomparso in Africa?

1968 - Faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages

1969 - Mon oncle Benjamin

1969 - Quarta parete

1969 - Appelez moi Mathilde

1970 - Elle boit pas, elle fume pas, elle drague pas, mais elle cause

1970 - Le Distrait

1970 - Le Cri du cormoran, le soir au dessus des jonques

1970 - Laisse aller, c'est une valse

1971 - Il Furto è l'anima del commercio!?

1971 - Jo

1971 - To Catch a Spy

1971 - Homo Eroticus

1972 - Le Tueur

1972 - Tout le monde il est beau tout le monde il est gentil

1972 - Le Grand blond avec une chaussure noire

1972 - Elle cause plus, elle flingue

1972 - Boccaccio

1973 - Par le sang des autres

1973 - Moi y'en a vouloir des sous

1973 - Je sais rien mais je dirai tout

1973 - Les Chinois à Paris

1974 - Processo per direttissima

1974 - La Main à couper

1974 - Ce cher Victor

1974 - Bons baisers à lundi

1975 - C'est pas parce qu'on a rien à dire qu'il faut fermer sa gueule

1975 - Il Piatto piange

1975 - Le Faux cul

1975 - C'est dur pour tout le monde

1975 - Amici miei

1976 - Le Corps de mon ennemi

1976 - Calmos

1977 - Nuit d'or

1979 - Série noire

1979 - Il Malato immaginario

1979 - Buffet froid

1980 - Voltati Eugenio

1981 - Il Turno

1981 - Pétrole! Pétrole!

1981 - Passione d'amore

1983 - La Fuite en avant

1985 - Cuore

1985 - Ça n'arrive qu'à moi

1985 - Speriamo che sia femmina

1985 - Scemo di guerra

1985 - Le Due vite di Mattia Pascal

1985 - Amici miei atto III

1986 - Je hais les acteurs

1986 - Twist again à Moscou

1988 - Les Possédés

1988 - I Picari

1988 - Mangeclous

1988 - Una Botta di vita

1988 - Kinski Paganini

1989 - Ada dans la jungle

Source : Cinéma passion.

Déposez un commentaire !

Mieux vous connaître (facultatif) :

error

Attention, les propos injurieux, racistes, etc. sont interdits sur ce site.
Si une personne porte plainte, nous utiliserons votre adresse internet (38.103.63.60) pour vous identifier.

Aucun commentaire pour l'article:
Bernard Blier.